Entrée du palais de la reine

Tana, je ne trouvais pas les mots pour toi… (2)

Bon ! C’est la suite de mon aventure amoureuse avec Madagascar, l’île que vous auriez tort de ne pas visiter. Pour ceux qui ont raté le premier épisode, j’ai parlé de mon arrivée glaciale à Tana (Antananarivo) et de mon ébahissement face aux « deux chevaux » encore à la mode là-bas. Aujourd’hui, je veux bien vous raconter les lieux qui m’ont marquée.

Entrée du palais de la reine
Palais de la Reine à Antananarivo. Crédit photo: Alexandra Tchuileu

Au Palais de la Reine

Vous avez  intérêt à ne pas quitter Madagascar sans faire un tour au Palais de la Reine. C’est au cœur de la ville. Penez juste à vous munir de baskets ou de ballerines si vous voulez grimper les escaliers et collines interminables mais pavés de Tana. On y était donc, avec ma nouvelle famille de blogueurs que j’y ai rencontré. Mireille Flore Chandeup, Clara Delcroix et Sonia Guiza vous ont raconté en détail cette partie-là 🙂 .

Une femme assise
La Reine Ranavalona II de Madagascar sculptée près de sa piscine au palais. Crédit photo: Alexandra Tchuileu

Chez la Reine, c’était donc majestueux. D’abord, par son accueil. Imaginez donc une entrée royale qui présente ses attributs. Un aigle et ce qui s’apparentait au départ à un piquet. Loin de là ! Le guide touristique sur place nous a tout dit. L’aigle comportait tout ce qu’il y a de symbolique en lui. Mais le piquet à côté, c’était autre chose. C’était le symbole de la virilité pour tout homme qui dit en avoir. C’était une verge en érection (voilà c’est dit). La reine Ranavalona II devait certainement avoir des exigences.

Entrée palais de la Reine
Les symboles de « puissance » de Madagascar. Crédit Photo: Alexandra Tchuileu

Il y a aussi, en bas de la colline qui mène au palais, ces commerçants. Ici, les fruits en jettent. Alors, on les concocte sous toutes les formes. Assaisonnés, pimentés ou même vendus dans des paniers, mangues et litchis de Madagascar savent se donner et se trouver de manière généreuse.

Vendeur de mangues pélées
Un commerçant de mangues « assaisonnées » à Tana. Crédit photo: Alexandra Tchuileu
Mangues assaisonnées
Pour ceux qui n’avaient pas encore essayé les mangues pimentées, vous êtes servis! Crédit photo: Alexandra Tchuileu
Vendeurs de litchis e de mangues
Avec ses paniers de litchis et de mangues à Tana, ce commerçant cherche preneur. Crédit photo: Alexandra Tchuileu

Au marché

Et puis, il y a aussi, après les rues pavées et les escaliers pour « amortir », les collines abruptes. Au passage, comment ne pas se laisser séduire par un des marchés principaux de la capitale. Là, c’est l’ancien marché des esclaves qui a gardé l’essentiel de ses attributs. Pas sûr que ses occupants actuels (les commerçants de vivres) aient bénéficié de la même petite histoire du coin que les touristes étrangers. Mais bon, ça vaut la peine d’y faire un tour.

Marché des esclaves de Tana
Ancien marché des esclaves de Tana à Madagascar. Crédit photo: Alexandra Tchuileu
Monument au boulevard du 13 mai
Monument de Madagascar sur le Boulevard du 13 mai. Crédit photo: Alexandra Tchuileu

Au zoo

Les amis, il y a « Pages jaunes » ou « Google » pour continuer le renseignement sur cette île. Mais je n’oserai boucler cet album photo sans vous montrer les lémuriens grandeur nature. Oui. King Julian n’est pas qu’une légende de « Madagascar« . J’ai vu ses cousins en vrai. Doux! Mignons et attachants. Mais ils ne se laissent pas apprivoiser facilement. Dans un parc (je ne ferai pas de pub ici) d’Antananarivo, ils y vivent par dizaines. Il y a aussi les crocodiles mais je ne montre que ceux qui m’ont impressionnée : Les lémuriens et la tortue centenaire.

Tortue dans un zoo
A 104 ans, cette tortue pète la forme à Croc Farm à Antananarivo. Crédit photo: Alexandra Tchuileu
Un lémurien dans un zoo
Au zoo de Croc Farm, un lémurien qui n’a pas peur des touristes… Crédit photo: Alexandra Tchuileu
Lémurien qui mange au zoo
… Et il semble apprécier la banane et la présence des touristes. Crédit photo: Alexandra Tchuileu

Voilà ! Je crois avoir vidé mon sac de souvenirs de l’île. Il y a aussi le zébu mais vous pourrez découvrir sur place (si les spécimens restants ne sont pas dégustés avant), le chocolat Robert et les objets d’art.

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Matin à Antananarivo

Tana, je ne trouvais pas les mots pour toi… (1)

Comment me détacher de mon côté conventionnel que certains ont décrété en moi ? Pour toi, Madagascar, je le ferai. Le temps de ce billet. Et peut-être plus.

Il était 3h45 quand je t’ai touché pour la première fois. Au petit matin d’un samedi. Il faisait frais mais la rencontre avec toi avait pris le dessus sur tout. Même sur le sommeil qui me torturait depuis 22h la veille, alors que j’étais déterminée à être avec toi.

Non ! Atterrissez ! Je ne vous parle pas d’une aventure amoureuse mais d’une aventure humaine unique. C’était Tana, à Madagascar. Tana = version abrégée d’Antananarivo 🙂 Une île dont j’avais souvent entendu parler et que j’allais palper, goûter, sentir. Et là je l’avais en face de moi. Bref, reprenons au moment où on s’est arrêté. Il était donc 3h45. Une fois les formalités à l’aéroport terminées, il fallait fouler le sol de l’île malgache.

Matin à Antananarivo
Antananarivo au lever de soleil. Crédit photo: Alexandra Tchuileu

 

D’abord, les agents des maisons de téléphonie mobile. Quelle habileté ! Quelle subtilité ! A vous proposer des services et plus que vous n’en demandiez. Pour le goût de l’aventure, comment ne pas céder. A condition d’avoir des euros ou des dollars bien sûr, à défaut d’avoir des « ariaris ». Ah oui ! Les ariaris ! (je confirme que les voyages forment vraiment la jeunesse). C’est vrai que loin de mon CFA habituel et des euros et dollars sous toutes leurs formes (en fonction des pays qui ont pris leurs indépendances sur la monnaie), le monde tournait encore et ne s’en portait pas plus mal.

Les « deux chevaux », ça roule encore !

Bref le bon départ. Il était donc 3h45 quand il fallait partir de l’aéroport vers l’hôtel dans lequel je logeais. A peine 4h et déjà des lueurs de soleil qui annonçaient des couleurs. A peine 4h et déjà des habitants (hommes et femmes, mais plus des hommes que des femmes) qui faisaient leur footing matinal. A peine 4h et déjà des personnes chargées des vivres à écouler à même le dos (tout chameau se serait senti menacé sur son terroir). Mais bon, chacun son business.

Taxi de ville à Tana
La deux chevaux pas trop ancienne pour rouler! Crédit photo: Alexandra Tchuileu

 

Véhicule de transport Tana
Minibus de transport commun pour la plupart des Malgaches. Crédit photo: Alexandra Tchuileu

 

A chaque coin de rue, il y en avait. Les « deux chevaux ». Véhicule gentiment baptisé aussi « voiture tortue »

Le plus frappant, ce n’était certainement pas cela. Au début, j’ai pensé qu’il s’agissait juste de deux ou trois fans de ces joyaux. Que non ! A chaque coin de rue, il y en avait. Les « deux chevaux ». Véhicule gentiment baptisé aussi « voiture tortue ». Sur cette île, il y en a profusion. Et cela ne semble émouvoir personne. Elles roulent pour des perso. Elles constituent des taxis de luxe (je l’apprendrai plus tard). Bref, les « deux chevaux » à Madagascar ne se laissent pas influencer par les 4X4 qui devancent sa rapidité, mais ne possèdent pas son charme. Tenez-vous tranquille, ce n’est pas donné de prendre ce véhicule en courses. C’est pour ceux qui ont les moyens à Tana.

Taxi deux chevaux
« Voiture tortue »: Encore à la mode à Tana. Crédit Photo: Alexandra Tchuileu

Pour les autres, le mode de déplacement le plus courant, ce sont les « cargos ». Ces mini bus prévus pour transporter de la marchandise et pour moins de 20 personnes sont transformés par chauffeurs et « motorboy » (personne chargée de faire asseoir les passagers). Ils réussissent toujours à y masser une quarantaine, pour les mieux assis. Les places s’y discutent dès 5 h du matin pour aller dans les autres villes du pays, ou tout simplement pour se déplacer dans la ville.

5h20. J’avais eu le temps de rejoindre ma chambre et de commencer mon aventure malgache. Déjà, les premiers rayons de soleil avaient pointé à l’horizon. Il était à peine 6h et apparemment, ce n’était une surprise pour personne que le jour se lève aussitôt. Soit. L’île vibrait et vibre encore au rythme du 19e et du 21e siècle, entre été, tempêtes et ouragans, entre deux chevaux, Porsche, Megan ou Fortuner. Il fallait que je dorme enfin. Le lendemain serait forcément plus riche.

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