Voici les 10 réalités qu’Internet ne dit pas sur Dakar

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Oui ! Je pense qu’il s’agit bien des histoires que je raconterais à tout étranger au sujet de Dakar. Il faut y faire un tour. Bon, je vous donne dix réalités qui ont marqué mon séjour dans la capitale sénégalaise…

 1. Tout le monde fait du sport

Eh oui ! C’est clair que pour être aussi filiforme et tenir autant d’années sur terre, il faut être un footeux. Les équipements de sport ont d’ailleurs été aménagés le long de la mer dans la zone nommée « Corniche ». Là, enfants, parents, amis, dragueurs, dragués(es) et amoureux(ses) trouvent leur compte. Des vagues en plein fouet sur les pieds et le soleil qui prend son temps pour se coucher chaque soir. Bref, il faut le voir pour le croire…

Des équipements de sport aménagés en plein air pour tous

Sur la corniche à Dakar, des espaces de sport aménagés gratuitement pour tous. Photo: Alexandra Tchuileu

 

2. Le soleil se couche après 19h

Ce qui encourage toutes sortes d’activités en soirée. Aller au resto, en ballade avec des enfants, faire du sport, prendre un verre avec un admirateur ou pas. Bref ! Dès que 19h sonne, on ne s’y croirait pas trop. Au mois de mars alors, je dirai quasiment que c’est l’été de Dakar…

Les enfants de Dakar s'amusent sur la corniche en bord de mer

Sur la corniche à Dakar. Jusqu’à 19 h, les tout-petits trouvent leur compte coté loisir… Photo: A. Tchuileu

3. Le transport, c’est un peu la peau des fesses

Pour deux raisons au moins. Ici, la société est organisée telle que nos chers taxis de ville dans les autres villes servent à transporter des clients uniques. Pour cela, il faut débourser au moins 1500 francs CFA (mais j’ai réussi à payer une fois 800 francs, tant la distance était courte. J’ai dû utiliser le ton du Camerounais broussard pour lui rappeler que la vie n’est facile pour personne). De toutes les manières, Ndemdutakesh aurait du mal à trouver des sujets et se tournerait très vite vers les « cars rapides ».

Le transport en commun le plus utilisé de Dakar

Le moyen de transport le moins coûteux de Dakar. le car rapide. Photo: A. Tchuileu

 

4. Payer le transport à 50F, c’est possible

Là, c’est le must. Les sérigraphistes doivent avoir une belle fortune de ce côté, au regard de l’ingéniosité que demande la décoration des cars de transport. A Dakar, ils sont baptisés « cars rapides ». Samantha Tracy vous avait déjà raconté sa relation compliquée avec les taxis. Avec les cars rapides, c’est une autre histoire. Il faut avoir dit au revoir à toute la famille et dit à au moins une personne où on a sécurisé son testament avant de prendre ce type de transport (conseil de Lucrèce Gangdibe, une connaisseuse des lieux). L’avantage au moins, c’est qu’on arrive à payer 50 ou 75 francs en fonction de la distance, ce qui ne m’était pas arrivée depuis au moins 20 ans.

Le moyen de transport le mois coûteux de Dakar

Car rapide, célèbre moyen de transport coloré de Dakar. Photo: A. Tchuileu

5. Le sèche-linge sur le toit des immeubles d’habitation

Dès mon arrivée, les « spécialistes » de Dakar disaient déjà qu’il n’y avait plus de terrain à vendre de ce côté. A un moment, j’ai pensé à une blague. Jusqu’à ce que je constate que la distance qui sépare deux immeubles ne permettait pas la tenue du rallye Dakar. Conclusion, il fallait guetter plus haut. Quasiment au-dessus de chaque immeuble, un espace est aménagé non pas pour faire la fête (ici, le coup de fil à la police pour se plaindre est vite arrivé après 2 h du matin), mais pour sécher le linge. Belle astuce en tout cas. Plus près du soleil et plus loin des regards pour évaluer la qualité et le type de vêtements.

Vue aérienne des logements de Dakar

Logement serrés et coûteux à Dakar… Il faut être ingénieux pour y vivre. Photo: A. Tchuileu

6. Etre prêt à payer le prix fort pour un logement

Y a des quartiers de Dakar qui transpirent les « élobis » des autres villes, mais ils ne sont pas les plus nombreux. Du coup, le logement décent pour un cadre moyen (un salon raisonnable, une cuisine aérée, deux chambres avec salle de bain), ça demande d’avoir un minimum de 150 000 francs chaque mois. Si seulement les bailleurs savaient que c’est le salaire mensuel de certains cadres ailleurs. Et puis, ça doit bien être leur salaire aussi en même temps. Je dis ça je dis rien. Il faut en tout cas avoir les pieds sur terre pour y vivre. A défaut de se mettre à deux ou trois pour partager ce loyer (et donc perdre son intimité grandeur nature).

7. Etre prêt à manger du riz sous toutes ses formes

Ça n’émeut plus les Dakarois apparemment… Thiebédioune, Soupkandja, riz au curie, riz cantonnais, riz blanc, etc. J’ai eu ma dose. C’est bon. Ni le riz, ni ses recettes n’ont plus de secret pour moi. Et vous qui dites être gavés de riz avec la vie en fac, faites un tour à Dakar et vous l’aurez pour la vie. Ça peut être saoulant au début mais on finit par s’y habituer.

8. Du poisson frais à n’en plus finir

Sur ce point, je ne vais pas m’étendre. Dégustez du regard mes trouvailles sur Dakar. Le thiof, je ne l’ai pas trouvé sur le marché. Il tait trop sollicité et déjà embarqué au moment où je suis arrivée sur ces lieux. Entre ces crabes qui se discutent pour certains plats de « thieb », ce poisson de plus de 15 kilos taxé à 25 000 francs Cfa et cet autre (la lotte) qui a fait l’effort de partager la dentition humaine (forme de la gencive et même des dents). Bref! Jugez-en par vous-mêmes! J’étais impressionnée mais je n’ai pas osé goûté ce poisson. Charles Darwin avait sans doute raison sur l’origine de l’Homme…

 

Du bar et des baracoudas sur les étals des pécheurs

Du poisson frais en vente sur les étals du marché des pêcheurs de Dakar. Photo: A. Tchuileu

Des crabes et de la sole à vendre sur un étal

Ces crabes et cette sole viennent aussi de la Casamance et ne sont pas seulement pêchés à Dakar. Photo: A. Tchuileu

Poisson lotte à la dentition particulière

La célèbre lotte en vrai. Des dents à la forme quasiment humaine. Photo: A. Tchuileu

9. Les jeunes au volant de voitures neuves, c’est normal

Ici, le crédit automobile s’accorde encore facilement. Les pays voisins devraient y prendre de la graine. Si les routes au cœur du centre ville ne sont pas parsemées de cratères ou de nid de poules, les automobilistes le rendent tout aussi bien à la ville. Avec une bonne dizaine d’échangeurs simplifiés dans la ville, les constructeurs auto n’ont pas de mal à y tester leurs dernières sorties. Et les jeunes s’en donnent à cœur joie. Conclusion, le parc automobile de Dakar regorge très peu des voitures cinquième main. Après, j’ai compris pourquoi le rallye Dakar se déroulait là…

 

10. Dakar = chats, doux, choux et partout

A la base, je les aime les chats. Tout doux. Avec leur caractère. Et leur pelage. Mais quand ils se roulent partout, se pointent à tout bout de rue et écument même les restaurants des hôtels par dizaine, ça craint. Au premier endroit où je les ai vus par groupe de 5, en petite famille (chat costaud et sale, chatte nerveuse et chatons prêts à se coller au premier inconnu), j’ai pensé que j’étais dans un zoo pour chat. Et s’il s’agissait d’un véritable paradis pour chats comme l’avait constaté Roger Mawulolo? Pas de risque de les laisser aussi longtemps dans les rues en tout cas. Il parait qu’à Douala ou à Abidjan un seul passage suffit à les faire digérer dans un estomac.

 

Bon, je crois avoir partagé avec vous une partie des découvertes étonnantes de Dakar. Elles m’ont marquée en tout cas. J’espère que vous aussi. La suite avec la découverte de Gorée next time!

 

#LaWestern